| Type | SUJET |
| Collection | Gaumont (Journal Gaumont) Journal Actualité |
| Durée | 00:02:44 |
| Coul. son | NB Sonore |
5331GJ 00001
Titre : LE TOUR DE FRANCE. DE MONACO À PARIS
1ère diffusion : 1953
Sports. Le Tour de FRANCE. De MONACO à PARIS. Après une journée de repos à MONACO, les 82 rescapés roulent paisiblement vers GAP. La journée suivante sera dure et seuls quelques jeunes manifestent un certain empressement. C'est WAGTMANS qui gagne détaché à GAP. De GAP à BRIANCON, c'est une autre histoire. En fait c'est l'étape de la dernière chance pour les vedettes, et la dernière occasion de se faire remarquer pour les moins vedettes. Très tôt trois hommes se sont échappés, DELEDDA, DACQUAY et QUENNEHEN, mais la véritable course n'aura lieu que dans les cols de Vars et surtout l'Izoard. DELEDDA passe Vars en tête, mais il est rejoint par BOBET qui va lancer sa grande offensive dans l'Izoard. Magnifique d'allure, sans une seconde de défaillance, il rappelle ces grands seigneurs de la montagne que sont COPPI et KOBLET et qu'était BARTALI. Follement applaudi, il fonce sur BRIANCON où il revet enfin ce maillot jaune qui lui avait toujours échappé.Dix-neuvième étape. De BRIANCON à LYON. Dernier col du Tour, le Lautaret. Après quelques mouvements divers sans importance, LE GUILLY s'est détaché. Il a passé le Lautaret en tête mais a été absorbé par un petit peloton. La traversée de GRENOBLE est sans histoire. BOBET est entouré et protégé par ses équipiers aussi laisse-t-il partir en toute quiétude MEUNIER, FORESTIER et LANGARICA, tout en bavardant avec MALLEJAC qui a troqué son maillot jaune contre un beau vert, couleur de l'espérance, pour l'an prochain, car pour cette année il est trop tard puisque nous voici en route pour PARIS, derrière ces motos en formation très churchillienne. Dans quelques heures, BOBET connaîtra la griserie des applaudissements de la foule parisienne. Certains de ses admirateurs ont trouvé le moyen de le voir en action sans être immédiatement catapultés par le service d'ordre. Marcel BIDOT rêve peut-être d'un tour qui durerait un an, mais les coureurs ne sont pas de cet avis. Ils veulent en finir au plus tôt. Au Parc des Princes, c'est l'Italien MAGNI qui gagne le dernier sprint. L'équipe hollandaise, gagnante par équipes. Les deux révélations du Tour, SCHAER et MALLEJAC, se congratulent pendant que BOBET reçoit les félicitations de Monsieur André MARIE.