homeAccueil > Dossiers thématiques > Guerre 14 18 > 14-18 : Armistice, reddition, paix, victoire, démobilisation > FRANCE. IL ETAIT UNE FOIS LE 14 JUILLET
 

Fiche Document : 7629GJ 00002 - FRANCE. IL ETAIT UNE FOIS LE 14 JUILLET

 
  Document  / 104 
Retour
Type SUJET
Collection Gaumont (Journal Gaumont)
Journal Actualité
Durée 00:05:57
Coul. son NB  Sonore
Sélectionner
Référence

7629GJ 00002

Titres

Titre :  FRANCE. IL ETAIT UNE FOIS LE 14 JUILLET

Dates

1ère diffusion : 1976

Résumé descriptif

FRANCE. IL ETAIT UNE FOIS LE 14 JUILLET. En 1909, on allait encore voir acclamer et complimenter l'Armée Française, le jour du 14 Juillet, sur la pelouse de LONGCHAMP. Et pour la première fois le dirigeable des frères LEBAUDY allait permettre de filmer les hussards et les Saint Cypriens de plus de trois cents mètres de hauteur, un exploit inimaginable pour l'époque. Le soir déjà les bals publics et les feux d'artifice embrasaient PARIS et les principales villes de FRANCE et la grisette au grand coeur tombait amoureuse du piou piou du Vingt Deuxième de ligne qu'elle avait vu défiler le matin même. Aujourd'hui on danse encore au soir du 14 JUILLET mais on ne voit plus de femmes se précipiter au devant des soldats pour leur jeter des fleurs comme durant les défilés de la Belle Epoque. Depuis 1871, la République fête son armée sur la pelouse de LONGCHAMP. Cette année on revient aux CHAMPS ELYSEES après une incursion à la BASTILLE. Mais nous sommes en 1909, et c'est la première fois qu'on filme du ciel, le défilédu 14 JUILLET. Le dirigeable des Frères LEBAUDY permet à une partie de la FRANCE de découvrir les vertus d'un engin qui, transformé par les soins du Comte ZEPPELIN, fera encore mieux la prochaine fois et bombardera PARIS à la nuit tombée, moins de six ans plus tard. En attendant " la prochaine ", la foule parisienne admire ses lanciers et ses casoars dans un grand élan de voilettes, de canotiers, et de patriotisme frisotté au petit fer. Voici le plus jeune pompier de FRANCE. Bon pied, bon oeil, le doyen des sapeurs. Car les pompiers sont déjà de la fête et avant d'ouvrir leurs casernes aux cousettes en mal de tango et d'épaulettes, ils défilent et vont se rafraichir à la Fontaine de Jouvence de toutes nos armées, le Rouge du soldat. A chaque carrefour c'est déjà la fête et l'homme orchestre attire les badauds avant que la valse n'enlace les couples pour un nouveau rendez vous de JUILLET. A VINCENNES les enfants font la ronde et Madame la Directrice reçoit les félicitations de l'Etat Major. La course en sac. Un défilé, bras tendus, MUSSOLINI connait pas encore. Et des jeunes filles enfleur qui jouent aux grâces antiques prouvent que notre belle jeunesse garde le jarret flexible et le muscle prêt à toute éventualité. Dans les garnisons de l'EST, l'officier libère ses troupiers à l'aube de la Fête Nationale. On joue au jacquet. On s'amuse au cinématographe des Frères LUMIERE et on traque l'inspiration pour écrire à celle qui est restée à l'arrière. Mais le 14 JUILLET, c'est aussi l'occasion d'une gigantesque " grande bouffe " pour des soldats voués à " l'ordinaire " du singe et des faillots. On n'hésite pas à sacrifier une partie du cheptel de l'année qui finit sur la plate forme d'un omnibus. Les boulangers mettent la main à la pâte et préparent le levain de victoires futures. Tandis qu'aux cuisines, se forge ce moral du combattant entretenu à force de corvées de peluche agrémentée pour une fois d'une marraine de guerre, échappée d'un roman de ZOLA. Le vaguemestre lui même, se transforme en marchand de pochettes surprises et nos braves poilus découvrent les charmes de la plaisanterie de caserne qui n'a pas beaucoup vieilli depuis COURTELINE. Et chez lui, entre deuxdéfilés, l'heureux permissionnaire joue les baudets de campagne devant une famille éblouie par tant de savoir faire. En 1919, la FRANCE célèbre la victoire de la Nation à la BASTILLE. On décore les héros sous le regard d'un quadrupède insensible aux frissons de l'histoire. L'héroïsme de ceux de VERDUN et du Chemin des Dames relève déjà de l'épopée et la Patrie reconnaissante fait une ovation sans précédent aux vainqueurs de celle que l'on appelle déjà " la der des der ". Comme dans les triomphes antiques, les femmes jettent des fleurs aux beaux guerriers, mais tant d'hommes ne sont pas revenus que la joie de tout un peuple restera celle d'une amère victoire. En 1920, le 14 JUILLET se transporte à la MADELEINE. Et ce jour là, les veuves de guerre ont exceptionnellement le droit au bras prévenant d'officiers devenus parrains de guerre. Aux TUILERIES, les troupes coloniales font une démonstration de folklore après avoir prouvé leur bravoure sur des fronts plus dangereux. En 1933, Georges CARPENTIER fait des émules à tous les coins de rue et la FRANCE passe du " one step " au " one two two "et de la polka au slow accroche coeur. Un an plus tard on danse encore à la BASTILLE et la mode apache fait des ravages entre le métro et le " bal à Jo ". Mais ce jour là en FRANCE, décidément tout finit par des feux d'artifice. Aujourd'hui, aux nostalgiques des pious pious du Trente Deuxième de ligne et des chevaliers de la garde, il ne reste que les images de ces fous volants dans leur drôle de ballon. EQUIPE. Réalisation Georges ALEPEE, Jean Pierre RENARD. Montage Georges ALEPEE.

Mots clés

FRANCE; PARIS; 14 juillet; 14 JUILLET 1919; RETROSPECTIVE; GUERRE 14 18; VICTOIRE